Redécouvrir le plaisir de voyager sans moteur

Redécouvrir le plaisir de voyager sans moteur

Voyager sans moteur, à pied, à vélo ou en ski, c’est évidemment voyager sans émettre de CO2 et agir pour le climat. Mais c’est également conserver le plaisir de la découverte et de l’évasion, des paysages et des rencontres !

Carnet d’Aventures est un magazine qui a lancé une initiative destinée à promouvoir des modes de transport doux, plus lents, plus écologiques, proches de la nature et des hommes. Ca se passe sur la plateforme MyPositiveImpact que je vous invite à découvrir.

Convaincus à juste titre que le dépaysement provient davantage d’un autre rapport au temps que d’un exotisme de l’espace, les créateurs de Carnets d’Aventure incitent les gens à partir plusieurs jours dans la nature à ski, en kayak ou à la voile, accompagné de quelques amis ou seuls, avant de se poser tranquillement pour le bivouac du soir autour du feu… Des modes de transports qui favorisent aussi grandement la rencontre avec les populations locales.

marcher

Pas besoin d’être un grand sportif de l’extrême. Le transport doux est à la portée de tous. Une initiative à découvrir lentement, très lentement, dans l’esprit du mouvement Slow qui l’anime c’est-à-dire en remplaçant le « toujours plus » par le « mieux », avec en ligne de mire, le bonheur d’être en phase avec soi et la nature.

Prendre-le

Voici un petit extrait pour se rappeler du plaisir de prendre le temps.

« Bonjour », dit le petit prince.
« Bonjour », dit le marchand.
C’était un marchand de pilules perfectionnées qui apaisent la soif.
« On en avale une par semaine et l’on n’éprouve plus le besoin de boire. »
« Pourquoi vends-tu ça ? » dit le petit prince.

« C’est une grosse économie de temps, dit le marchand. Les experts ont fait des calculs. On épargne cinquante-trois minutes par semaine.
 »
« Et que fait-on de ces cinquante-trois minutes ?
 »
« On en fait ce qu’on veut … »
« Moi, se dit le petit prince, si j’avais cinquante-trois minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine… »
(Antoine de Saint-Exupéry, « Le Petit Prince »)