Partager votre expérience de la wilderness

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La montagne peut être considérée, par certains, comme un parc d’attractions, une destination de vacances comme une autre, un endroit pour changer d’air. A l’évidence, si vous percevez, les hautes cimes et les belles vallées encaissées de cette manière, vous n’êtes sûrement pas sensible à ce qui suit, mais vous pourriez le devenir.

Je suis étudiant, en ingénierie, passionné de montagne, et des nombreuses activités qui tournent autour de celle-ci (randonnée, escalade, alpinisme,…). Si j’écris dans cette rubrique de Mountain Wilderness c’est pour partager mon agacement face à l’indifférence des nombreuses personnes face la conservation d’un milieu intact et protégé.

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Mais, j’écris aussi pour exprimer ce que la montagne représente à mes yeux et pour partager mes impressions lors de mes voyages. Je pense qu’il est difficile de militer concrètement de Belgique à cause de la distance, mais si grâce à cette rubrique, nous pouvons sensibiliser les pratiquants et les vacanciers à un comportement plus responsable, ce sera déjà des points de marqués.

Pour moi la montagne est un lieu d’évasion, de liberté. Un lieu où l’oubli de la vie quotidienne, l’espace d’un instant, est possible. En altitude, mes douleurs physiques et mentales s’effacent, j’oublie le stress et je me sens tout simplement vivant. Que ce soit en randonnant plusieurs jours, sans objectif de performance, mais juste pour contempler les paysages sauvages, pour partager des moments avec son compagnon de randonnée, pour respirer et profiter des nuits glaciales sous la tente à 2400m. Ou alors, encore en grimpant. Pour moi l’escalade, c’est la liberté. Une sensation de palpitation et d’excitation lorsqu’on passe un mouvement compliqué. Une dose d’adrénaline lorsque l’on sent la chute arriver. J’ai dernièrement lu un article d’Antonin Rhodes qui m’a particulièrement touché et qui reflète ce que je ressens en grimpant :
« L’escalade n’est pas un sport mais plutôt un mode de vie, une globalité. Tu es dehors, sans cadre rigide, c’est la liberté,… Ce qui me plaît dans la grimpe c’est le fait d’être dans la nature, l’effort et la fatigue physique que tu peux atteindre. Tu ne penses à rien, tu es dans ta bulle. La verticalité, c’est mon élément! Je me sens plus vivant au bout d’une corde. Ce qui m’attire c’est aussi l’esprit de cordée, le partage, la découverte, le dépaysement ».

Il reste, l’alpinisme, la glace, le froid… J’ai eu la chance de goûter et d’adopter cette discipline cet hiver. Je ressens une telle sensation de liberté avec deux piolets en mains sur un superbe cigare de glace. J’aime profiter de la vie en montagne, mais dans toutes mes activités j’essaye d’être au maximum attentif à la pollution engendrée par mes déplacements, à mon impact environnemental et aux traces que je laisse derrière moi. Dans toutes ces activités, ce que j’apprécie c’est la liberté, le côté sauvage du milieu. Il existe depuis plusieurs années des problématiques environnementales importantes. Celles-ci doivent être prisent en considération afin de limiter et de ralentir les processus néfastes en cours. J’aimerais m’attarder sur quelques cas qui pourraient être abordés dans la rubrique:
Le réchauffement climatique, connu de tous, contribue au recul important des glaciers, à une dégradation du milieu, et à la modification de la biodiversité.

L’envie permanente d’élargissement des domaines skiables par les ogres des stations nuisent aux espèces présentes sur place et à la beauté d’un paysage pur.

L’utilisation massive de canons à neige pour pallier la fonte des neiges conduit à une modification du sol. Cette modification rend le sol imperméable et donc propice à un ruissellement d’eau qui peut inonder les villages en contrebas pendant les fortes pluies.

Rendre accessible la haute montagne à de nombreuses personnes qui sont soit sans expérience soit sous entrainées peut être dangereux. Ce phénomène conduit à une sur fréquention des plus beaux sommets et à une vulgarisation de l’alpinisme. (Ex : Mont Blanc)

La quantité de déchets présents aux camps de base des 8000, et le luxe souhaité par les grosses expéditions au camp de base principal, détruisent le mythe des hautes cimes.

Il me semble vital de souligner ces diverses problématiques. Cependant, faire machine arrière serait extrêmement compliqué. Mais si nous pouvons ralentir ou même enrayer certaines actions ainsi que modifier les mentalités pour préserver notre milieu tant convoité, ce sera cause gagnée !

Je ne vais pas m’attarder plus longtemps. J’aimerais juste souligner que l’objectif de cette démarche c’est la sensibilisation à petite échelle, dans un premier temps. Celle-ci pourrait, conduire à des démarches à plus grande échelle.

C’est maintenant à vous de faire vivre cette rubrique, de partager vos impressions, vos avis, vos coups de gueule, vos récits de voyage afin d’en débattre, d’échanger et de partager notre passion commune : la montagne et la nature en général !

A très vite pour de nouveaux articles!